A propos de nous

Notre vision

Les éditions Amiot se donnent pour objectif de promouvoir la connaissance relative à Sun Tzu et son œuvre : L’Art de la guerre.

Nous sommes ouverts à tous les auteurs désireux de faire paraitre des textes spécifiques à cette thématique. N’hésitez donc pas à nous écrire.

Les ouvrages sont disponibles en formats numérique et papier. Dans ce dernier cas, le canal de distribution repose principalement sur le site de vente en ligne Amazon, l’impression étant faite à la demande via la plateforme CreateSpace.

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Le père Amiot

Gravure du père Amiot

Les éditions Amiot tiennent leur nom du tout premier traducteur français de Sun Tzu.


Joseph-Marie Amiot naquit le 8 février 1718 à Toulon. Fils d’un notaire royal, il effectua à l’issue de ses études classiques, trois ans de philosophie et un an de théologie. À l’âge de 19 ans, il entra au noviciat de la Compagnie de Jésus à Avignon et y resta deux années, se liant à Dieu en 1739. Il poursuivit alors sa formation au collège à Besançon (1739-1742), puis effectua ses humanités à Arles et à Aix (1742-1744). Il apprit ensuite la rhétorique à Nîmes (1744-1745) et la théologie à Dôle (1745-1749), où se développa sa passion pour l’Histoire, les langues et les arts. Ordonné prêtre à 31 ans à la fin de ses quatre années de théologie, il redevint novice pendant un an (1749-1750) à Salins.
Attiré par les peuples « d'au-delà des mers », il fut désigné pour servir en Chine. Le 22 août 1751, âgé de 32 ans, il rejoignait la mission française de Pékin. Il y resta 42 ans, jusqu'à sa mort le 8 octobre 1793.

Deux époques distinctes marquèrent le séjour en Chine du père Amiot. La première, qui s’étendit de 1750 à 1766, fut celle de son apostolat et de l’étude des langues chinoise et mandchoue (alors langue officielle imposée par la dynastie Qing au pouvoir). Il fut d’ailleurs l’auteur d’une grammaire mandchoue et d’un dictionnaire mandchou-français. Le jésuite se passionna immédiatement pour tout ce qui était chinois : coutumes, langues et dialectes, histoire et musique.

La seconde époque, de 1967 jusqu’à sa mort en 1793, fut celle où il conquit en France la réputation méritée de savant par sa correspondance scientifique et littéraire avec les personnages les plus érudits de son temps. Outre un travail continuel de publication des bulletins astronomiques, Amiot poussa la recherche dans le domaine du magnétisme et s’occupa de la formation d’hommes de science chinois. Durant cette période, il ne cessa d’alimenter la France en études sur la Chine, dont seule une partie fut publiée.

C’est ainsi qu’il envoya en France en 1766 un texte qu’il venait de traduire et intitulé Les treize articles de Sun-Tsé… Celui-ci parvint en France l'année suivante mais ne fut publié qu’en 1772, avec d’autres traités militaires anciens, au sein d’un ouvrage intitulé Art militaire des Chinois.

De 1776 à 1789, paraîtra une œuvre monumentale dont il fut le principal rédacteur : les quinze volumes des Mémoires concernant l’histoire, les sciences, les arts, les mœurs et les usages des Chinois (par les missionnaires de Pé-kin). Ce travail colossal, en grande partie compilation des différents travaux de recherche effectués par les jésuites, représentait une véritable encyclopédie du monde chinois. Le septième tome, publié en 1782, était l'exacte réédition de l’Art militaire des Chinois paru dix ans plus tôt.

Au sein de l’Église, la Querelle des Rites faisait alors rage. Pour les missionnaires, les nouvelles venant d’Europe étaient donc dramatiques. La Compagnie de Jésus fut bannie de France en 1764. Amiot obtint alors de Henri Bertin, ministre d’État avec lequel il était en correspondance, que le roi de France finance à titre personnel le travail des jésuites français à Pékin. Mais neuf ans plus tard, en 1773, le pape Clément XIV ordonna l’interdiction pure et simple de l’ordre religieux des jésuites en Chine. Pour sauver ce qui restait encore de la Mission jésuite de Chine, Amiot obtint que les Lazaristes prennent leur place.

La Révolution française de 1789 passée, Amiot fut profondément troublé lorsqu’il apprit que le roi Louis XVI avait été exécuté. Le jésuite s'éteignit peu après, en 1793. Avec lui disparaissait le dernier survivant de la grande épopée de la Mission jésuite en Chine.